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 Au-delà de Lomé IV - Pistes de réflexion  


Lomé 2000

Au-delà de Lomé IV
Pistes de réflexion sur l'avenir de la coopération ACP-UE


Références bibliographiques: ECDPM. 1996. Au-delà de Lomé IV - Pistes de réflexion sur l'avenir de la coopération ACP-UE. (Rapport ECDPM 6). Maastricht: Centre Européen de Gestion des Politiques de Développement.

Table des matières


Remerciements

L'ECDPM tient à exprimer sa reconnaissance envers le ministère français de la coopération, la Présidence italienne de l'UE (premier semestre 1996) et la Commission européenne pour leur co-parrainage de l'initiative «Au-delà de Lomé IV». Leur soutien témoigne de leur intérêt pour une révision ouverte de la coopération ACP-UE.

L'ECDPM aimerait également remercier le Secrétariat ACP et la Friedrich Ebert Stiftung pour le soutien accordé à la conférence de juin 1996 qui couronna le processus.

Nous voudrions également remercier les nombreuses personnes qui, dans les pays ACP, nous ont généreusement consacré leur temps et fait part de leurs idées. Notre gratitude s'adresse, tout particulièrement, aux personnes qui ont enrichi l'initiative avec des contributions écrites.

L'initiative de l'ECDPM a coïncidé dans une large mesure avec la réflexion sur la future coopération ACP-UE qui a fait l'objet de divers forums officiels. Nous voudrions remercier ici le Comité des ambassadeurs ACP et tous ses membres qui ont librement échangé leurs points de vue sur le sujet et fait part de leurs observations sur notre programme.

Nous devons également beaucoup au groupe de réflexion de la Commission européenne qui nous a tenus informés de l'état du débat officiel dans l'Union européenne. Le travail des experts qui ont assisté la Commission européenne dans sa réflexion et les débats des deux conférences organisées sous les auspices du groupe de réflexion ont été une source d'inspiration pour notre travail.

Au sein de l'ECDPM, Peter Ballantyne s'est, à son habitude, chargé de l'essentiel du travail de publication. L'organisation de la conférence de juin et la publication de ce rapport n'auraient pas été possibles sans l'aide de Suzanne Cartigny, Foffi Mavrakis, Annelies Duijnstee, Jacques van Laar, Klaus Hoefsloot, Sophie Le Rue, Catherine Miginiac, Carola Baur et Irene Pascolo. Tous nos remerciements à chacun d'entre eux.


Avant-propos

Pour bien préparer l'avenir de la coopération ACP-UE, il convient d'adopter de nouvelles approches pour la définition des intérêts communs aux pays ACP et à l'UE, et d'impliquer de nouveaux acteurs. Telle fut la principale conclusion d'une conférence organisée par l'ECDPM à Maastricht, en juin 1996, sur le thème: L'Avenir des relations ACP-UE au-delà de Lomé IV. Cette conférence a rassemblé des spécialistes de la Convention de Lomé: des ambassadeurs, des chercheurs, des responsables d'Etats membres de l'UE, des représentants d'ONG, des entrepreneurs et des parlementaires. En amont de cette rencontre, l'ECDPM, fort d'un soutien financier du gouvernement français, avait conduit un processus de consultation avec un grand nombre d'acteurs dans plus de 20 pays ACP.

Cette initiative vise à préparer le débat sur l'avenir de la Convention de Lomé au-delà de l'an 2000. Ni dans les pays ACP, ni en Europe, on ne saurait se prévaloir de la pérennité des acquis de la Convention de Lomé. En Europe, le contexte politique change et le groupe ACP ne figure plus en tête des priorités en matière de politique étrangère. Les ACP craignent de faire les frais de cette redéfinition des politiques de développement de l'UE. Le meilleur moyen pour eux de surmonter cette insécurité face à l'avenir de Lomé consiste à prendre une part active et efficace dans les discussions avec l'UE. Une telle participation doit être soigneusement préparée et se fonder sur une réévaluation en profondeur des nombreux points positifs de la Convention, ainsi que de ses faiblesses.

En sa qualité de fondation indépendante, l'ECDPM est tout disposé à aider à structurer le débat d'une façon qui réponde tant aux attentes des ACP qu'à celles de l'UE, à faciliter une identification et une formulation communes des questions et à examiner des moyens équilibrés de les aborder. Ces objectifs ont été largement atteints lors de la conférence de juin. Les représentants ACP ont eu l'occasion de rencontrer des décideurs clés de la Commission européenne de même que des responsables des Etats membres. Les représentants européens ont pu cerner avec précision les préoccupations d'une grande partie des acteurs ACP, en particulier des secteurs privé et non gouvernemental.

Personne ne peut prédire les résultats du débat. Mais tous semblent convaincus que, sans un débat public dans les ACP et en Europe, les négociations pourraient aboutir à une situation dans laquelle les deux parties seraient perdantes. Ce n'est que si de nouveaux acteurs ouvrent des perspectives sur de nouveaux intérêts communs entre l'Europe et ses partenaires du Sud que nous pourrons nous préparer à l'éventualité d'une situation dans laquelle tout le monde serait gagnant. Cela impliquera des activités de recherche dans les pays ACP, l'émergence de réseaux d'intérêts reliant les nouveaux acteurs de la coopération et, bien sûr, la réceptivité des responsables.

Dans le cadre de son 10e anniversaire, l'ECDPM est fier de participer à ce débat et de mettre les résultats de ses consultations à la disposition d'un public plus large tant dans les pays ACP qu'au sein de l'UE.

Louk Box, Directeur de l'ECDPM



Mise à jour: 6 novembre 1996
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